Tu n'es pas faite pour être performante tous les jours. Tu es faite pour être cyclique.

Comprendre ton cycle menstruel pour enfin arrêter de lutter contre ton corps.

Pendant longtemps, j'ai cru que mon manque de régularité était un défaut.

Certains jours, je me sentais capable de déplacer des montagnes. J'étais créative, concentrée, pleine d'énergie. Puis, sans raison apparente, tout devenait plus difficile. J'avais besoin de ralentir, de me retrouver seule, de remettre certaines choses en question.

Je pensais manquer de motivation.

Je pensais devoir faire plus d'efforts.

En réalité, je faisais comme beaucoup de femmes : j'essayais de vivre dans un monde linéaire avec un corps qui ne l'est pas.

Et si toi aussi tu culpabilises de ne pas avoir la même énergie tous les jours, j'aimerais te dire une chose : il n'y a probablement rien qui cloche chez toi.

Ton corps est simplement... cyclique.


On nous a appris à être constantes

Depuis l'école, nous grandissons avec la même idée : il faut être performante tous les jours.

Au travail, les objectifs ne tiennent pas compte de notre énergie. Les journées se ressemblent. Les attentes aussi.

À force, nous finissons par croire que notre valeur dépend de notre capacité à être toujours disponibles, toujours productives, toujours motivées.

Alors, lorsque notre énergie fluctue, nous nous jugeons.

Pourtant, le vivant ne fonctionne jamais de manière linéaire.

Les saisons changent.

Les marées montent puis redescendent.

Le jour laisse place à la nuit.

Pourquoi une femme devrait-elle, elle, être identique chaque jour du mois ?


Ton cycle est bien plus que tes règles

On réduit souvent le cycle menstruel à quelques jours de saignements.

En réalité, ton cycle est présent chaque jour.

Les variations hormonales qui le rythment influencent naturellement ton énergie, ton sommeil, ton humeur, ta concentration, ta libido ou encore ta capacité de récupération. C'est un phénomène physiologique parfaitement normal.

Comprendre cela ne signifie pas tout expliquer par les hormones.

Cela signifie simplement apprendre à écouter ton corps au lieu de lui demander de fonctionner contre sa nature.

La connaissance est souvent le premier pas vers la bienveillance.


Ton corps ne parle pas qu'avec des hormones

C'est aussi pour cela que je ne regarde jamais uniquement la physiologie.

Une femme est bien plus complexe qu'un bilan hormonal.

Lorsque ton énergie change, ton corps physique s'exprime. Mais il n'est pas le seul.

Ton monde émotionnel évolue lui aussi. Certaines périodes te rendent plus expansive, d'autres plus introspective. Tu peux ressentir davantage le besoin de poser des limites, de ralentir ou de faire le tri dans ce qui ne te nourrit plus.

Ce n'est pas une faiblesse.

C'est une information.

Au lieu de te demander : « Qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? », tu peux commencer à te demander : « Qu'est-ce que mon corps essaie de me dire ? »


Retrouver une vision plus globale de la femme

Mon approche est holistique parce que je suis convaincue qu'on ne peut pas accompagner une femme en regardant uniquement son corps physique.

Le cycle s'exprime dans cinq dimensions qui sont constamment en interaction.

Le corps physique, avec sa physiologie et ses hormones.

Le corps psycho-émotionnel, avec ses pensées, ses émotions, ses croyances et ses besoins.

Le corps énergétique, qui reflète notre vitalité, notre capacité à donner, à recevoir, à créer ou à nous reposer.

Le corps sacré, qui nous rappelle que notre cycle n'est pas seulement un phénomène biologique, mais aussi un rythme du vivant, une invitation à mieux nous connaître et à honorer les passages importants de notre vie.

Enfin, le corps systémique, parce que nous ne vivons jamais isolées. Notre famille, notre travail, notre couple, la charge mentale, les injonctions sociales ou encore notre environnement influencent profondément notre manière de vivre notre cycle.

Lorsque l'une de ces dimensions est négligée, les autres finissent souvent par s'exprimer à leur tour.


Observer plutôt que contrôler

Pendant longtemps, j'ai cherché à contrôler mon corps.

Aujourd'hui, je préfère l'observer.

Je t'invite à faire la même chose.

Pendant quelques cycles, note simplement ton énergie, ton sommeil, tes émotions, ta créativité ou encore ton besoin de solitude.

Tu découvriras peut-être que certaines tendances reviennent chaque mois.

Non pas pour t'enfermer dans des cases.

Mais pour mieux te connaître.

Cette observation est précieuse.

Parce qu'elle te permet d'anticiper plutôt que de subir.

De respecter ton rythme quand c'est possible.

Et surtout, d'arrêter de culpabiliser.


Une leçon qui transforme aussi la maternité

Je remarque souvent que les femmes redécouvrent leur corps lorsqu'elles deviennent mères.

La grossesse puis le post-partum les obligent à ralentir, à écouter leurs besoins, à accepter qu'elles ne puissent pas être performantes en permanence.

À mes yeux, cette transformation commence bien avant la maternité.

Elle commence le jour où tu comprends que ton corps n'est pas ton adversaire.

Qu'il ne cherche pas à te compliquer la vie.

Il cherche simplement à communiquer avec toi.

Plus tu apprendras à écouter ton cycle aujourd'hui, plus il te sera naturel d'écouter ton corps demain, pendant une grossesse, un post-partum ou à chaque nouvelle étape de ta vie de femme.


En conclusion

Notre société nous a appris à admirer la constance.

Ton corps, lui, t'enseigne autre chose.

Il t'apprend qu'il existe un temps pour créer, un temps pour agir, un temps pour ralentir et un temps pour te retrouver.

Aucun de ces moments n'est plus important qu'un autre.

Ils sont tous nécessaires.

Alors, au lieu de chercher à être la même femme chaque jour, si tu apprenais simplement à être pleinement toi, à chaque phase de ton cycle ?

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